Modus Operandi de la Vinagrologie :
Laissez-moi vous exposer de manière « condensée » notre itinéraire technique et notre vision.
Nous pratiquons bien évidemment la Viticulture Biologique certifiée tout comme la Biodynamie. Les sols ne sont plus labourés et des moutons passent à l’automne faire une petite tonte et apporter une fumure naturelle qui enrichie la faune et la flore déjà présents. Ce qui accroît la biodiversité de nos parcelles. Cette démarche que nous appliquons fait partie de l’agriculture régénératrice chère à nos yeux et nos idéaux qui nous permet de ne plus toucher les sols. L’agriculture régénératrice a inspiré notre volonté d’aller plus loin.
Les palissages ont également été réhaussés, jusqu’à 1.90 mètres de hauteur hors sol dans certaines parcelles. Afin de ne plus rogner la vigne pour améliorer son système de défenses immunitaires et sa physiologie. Ce qui résulte dans des rafles plus longues, favorisant la ventilation naturelle et la prophylaxie contre les maladies. La vigne produit alors des raisins plus concentrés et moins chargés en jus pour souligner pleinement le potentiel et le caractère spécifique de chaque cep.
Les vignes sont également taillées à partir du mois de février selon une conduite en gobelet afin de limiter le nombre d’yeux présent sur chaque pied. Et donc, d’obtenir naturellement de faibles rendements (l’objectif est d’atteindre environ 25 hectolitres par hectare). Cette taille est réalisée à la main à l’aide de sécateurs japonais. La dureté de leur acier et leur tranchant nous permet de réaliser des coupes très franches et propres. Elles limitent le phénomène de mutilation des bois et empêchent le développement des maladies du bois et des maladies cryptogamiques.
A la suite de la campagne aux vignes, les vendanges sont réalisées manuellement. Les raisins sont soigneusement triés à la parcelle afin de garantir l’état sanitaire et l’intégrité de ceux cis. Une fois déposés dans de petites caisses de 10 kilogrammes qui sont acheminées au domaine, les grappes reçoivent une dernière inspection et une ultime sélection. Ensuite elles vont être mises entières en cuve afin que la fermentation alcoolique débute sans l’ajout de levures ni de sulfites. Une fois cette phase importante et cruciale achevée, durant laquelle les vins naissent de leur jus, ces grappes entières sont pressées dans une presse verticale. Ce type de pressoir peu répandu de nos jours travaille de manière douce. Ce qui extrait le précieux liquide qui ira se reposer lors de l’élevage en cave dans des contenants en céramique.
Vous l’aurez compris dans les lignes ci-dessus, nous attachons beaucoup d’importance aux détails afin de laisser au mieux s’exprimer dans chaque bouteille l’ADN propre à chaque cuvée. Composée par ses sols et sous-sols, la météo qui s’y rapporte, la génétique des pieds de vigne et l’identité de chacune de ces parcelles de pair avec les caractéristiques propre à chaque millésime.
En cave, la céramique :
L’intégralité de ces vins, que ce soient les parcelles que nous travaillons (Vinagrologie) aussi bien que les raisins que nous récoltons, ont été élevé en contenants en céramique. Ce qui signe le début d’une nouvelle ère qui se révèle très excitante !
L’objectif de l’utilisation de ces céramiques est de ne plus apporter de goût ou de structure qui soit exogène au vin. Ce matériau est neutre aromatiquement et aussi non conducteur. Ce qui en fait un contenant inerte, neutre. Afin de laisser en toute transparence s’exprimer les appellations et millésimes que nous produisons au travers de notre vison de la viticulture et de la vinification. Cela est inspiré des élevages anciens qui s’effectuaient dans des jarres. Mais avec l’aide de moyens et de connaissances modernes, cet outil s’est amélioré et permet de gagner en précision dans les élevages. La cuve en céramique devient alors un vaisseau qui a pour unique mission de transporter le vin dans le temps, d’un point A à un point B. Ce parcours doit s’effectuer sans aucune dénaturation.